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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 10:53

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Le FN compte vingt-deux élus au conseil régional d'Ile-de-France, alors qu'il était absent à la précédente mandature. Pour quel poids politique ?

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À la première séance du conseil régional d'Ile-de-France, rue de Babylone, les élus Front national ont le sourire aux lèvres. Tapes sur l'épaule, plaisanteries et selfies dans l'hémicycle, c'est le retour du FN en région Ile-de-France. Ils sont vingt-deux élus, au moins un élu frontiste dans chacune des dix-neuf commissions thématiques. Alors que le FN s'est autoproclamé « premier parti d'opposition »  face à l'« UMPS », les conseillers régionaux Front national se voient en « sentinelles des deniers publics » et clament leur indignation en séance.

Étrennes et échauffourées

« Vous n'avez aucune légitimité pour présenter une charte éthique ! » lance Wallerand de Saint-Just, chef du groupe FN, à Valérie Pécresse, présidente du conseil. Il est 10 heures du matin et le Front national intervient avec virulence contre la « charte pour une nouvelle éthique » proposée par la majorité, qui veut contrôler le niveau de vie des élus et inciter à plus de transparence. Le président du groupe et trésorier du Front national la juge « illégale, inutile et redondante ». Il est vrai que la charte n'est pas réellement contraignante et qu'elle reprend certains principes de la loi sur la transparence de la vie publique en voulant notamment contrôler les déclarations d'intérêt et de patrimoine des élus. Mais c'était une promesse de campagne de Valérie Pécresse.

Dès l'ouverture de la séance, Wallerand de Saint-Just s'est fait remarquer en accusant avec virulence la présidente de « parquer » les élus FN tout en haut de l'hémicycle avec un « cordon sanitaire » de places vides autour d'eux.

Pour Thierry Solère, vice-président du groupe Les Républicains, qui accuse l'ex-avocat de Jean-Marie Le Pen de « propos outranciers à l'égard de Valérie Pécresse », « [les] élus FN [au conseil régional] sont dans la grande tradition de l'extrême droite française : brutalité, caricature... » Si la posture de l'opposition FN est définie ouvertement, les projets politiques du groupe le sont moins.

Abstentions d'idées

 

Avec vingt-deux conseillers et sans alliance possible, l'opposition du Front national joue à la marge. D'où le rôle de « veilleur » que Jean-Lin Lacapelle, proche d'anciens du Gud comme Axel Loustau, son confrère à la région, revendique fièrement. D'après lui, le Front national peut « faire pression » et « influer sur certaines décisions ». Son groupe se félicite notamment du vote de la suppression de la réduction de 75 % accordée aux étrangers en situation irrégulière dans les transports en commun.

Parlant économie, Jean-Lin Lacapelle, ex-cadre chez Danone, Cadbury et L'Oréal, énonce une idée déjà très entendue : « Il faut favoriser les TPE et PME. » Comment ? En « recréant le lien entre les collectivités et les entreprises, en facilitant les démarches », explique-t-il au Point.fr. Le programme économique national du FN appelle à la réindustrialisation du pays, mais Axel Loustau confie qu'« il y a très peu de leviers à l'échelle régionale ».

Au sujet du budget, le Front national réclame, comme la droite, des restrictions et un contrôle plus systématique des subventions. Pourtant, le déménagement de la région « de l'autre côté du périphérique », qui vise bien à faire des économies, ne convient pas et le Front national s'abstient.

Méfiance généralisée

C'est Jordan Bardella, plus jeune conseiller régional, membre FN de la commission Logements et politique de la ville, qui intervient. L'initiateur du collectif Banlieues patriotesveut des chiffres. Il n'est pas certain que vendre cinq hôtels particuliers dans le 7e arrondissement pour déménager en Seine-Saint-Denis soit plus économique. Lui-même élu en Seine-Saint-Denis, il s'inquiète de la venue d'« investisseurs étrangers dilapidant toujours plus notre patrimoine national », et particulièrement certaines des « fortunes qataries ou saoudiennes peu recommandables ».

Concernant la sécurité, dada du FN durant toute la campagne des régionales, la ligne n'est pas claire non plus. Le groupe FN a voté contre, avec la gauche, le « bouclier de sécurité » porté par la majorité. Jean-Lin Lacapelle, qui est aussi membre de la commission sur la sécurité, le juge « hors compétence régionale », tout en affirmant au Point.fr que « l'orientation est bonne ».

Du national au régional, le programme FN n'est pas encore défini. Seul le ton, méfiant et isolé, est clair. Mathilde Androuët, ex-chargée du développement à Terra Nova et fidèle de Florian Philippot, annonce, elle, clairement la couleur pour les six prochaines années à venir. La région est « un échelon auquel on ne croit pas trop au FN, les échelons importants pour nous étant l'État, le département et la commune ».

 

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Published by Section de Boulogne Billancourt du Front National.
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Chargé de Mission du FN 92,

Secrétaire du FN-RBM de Boulogne-Billancourt,

 

 

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