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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:57

En dépit de l'appel au "ni-ni", la moitié des électeurs UMP du premier tour ont attribué leur voix à la candidate FN lors de la législative partielle.

La moitié des électeurs UMP du premier tour a préféré voter pour le candidat FN au second tour de la législative du Doubs.

La moitié des électeurs UMP du premier tour ont voté pour le FN et un quart ont voté PS au second tour lors de la législative partielle du Doubs dimanche dernier, affirme le chercheur Joël Gombin dans une analyse publiée vendredi. Selon le modèle qu'il a pu établir, publié et expliqué sur le site slate.fr, M. Gombin, chercheur au CURAPP-université de Picardie-Jules-Verne, affirme que "la moitié environ des électeurs ayant choisi l'UMP au premier tour se sont portés sur la candidate frontiste au second tour. Un quart ont choisi le candidat socialiste ; le dernier quart s'est abstenu ou a voté blanc ou nul", écrit-il.

Dès lors, on ne peut "guère parler de succès du rassemblement républicain", souligne-t-il, mais plutôt constater "la fusion, relative certes, mais bien avancée, des électorats de l'UMP et du FN". Autre enseignement : "le FN n'aurait guère mobilisé de nouveaux électeurs entre les deux tours. À peine plus de 4 % des abstentionnistes du premier tour", selon son modèle. Le chercheur souligne au passage que "la progression de 16 points enregistrée entre les deux tours par la candidate frontiste n'a rien d'exceptionnel", ayant "observé des progressions du même ordre, souvent même supérieures, à peu près chaque fois que le FN s'est retrouvé en duel au second tour d'une élection législative en 2012 et depuis, et ce, quel que soit son adversaire".

Toujours d'après le modèle qu'il a établi, M. Gombin affirme que "la victoire du candidat socialiste" Frédéric Barbier "devrait beaucoup à sa capacité à mobiliser de nouveaux électeurs : pas moins de 17 % des abstentionnistes du premier tour auraient voté en sa faveur au second tour. Si ce modèle est exact, ces nouveaux électeurs (environ 6 800) auraient même été plus nombreux que ceux qui ont voté pour le candidat socialiste aux deux tours (5 200) ! Les électeurs de Charles Demouge (UMP) ayant choisi Barbier au second tour ne seraient, eux, que quelque 1 750" (26 %), ajoute-t-il.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 17:00

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé dimanche soir que son parti était "le grand vainqueur" de la législative partielle du Doubs, même si sa candidate a perdu face au PS.

 


"Je pense que le PS a gagné d'un cheveu, mais c'est le FN qui est le grand vainqueur de l'élection", a assuré Mme Le Pen à l'AFP. "Cette élection nous apporte beaucoup d'enseignements très prometteurs pour l'avenir: les consignes de l'UMP pas suivies par leurs électeurs, que ce soit appeler à s'abstenir ou à voter socialiste".

"Le FN augmente son score de 25 points par rapport à 2012, le PS de 2", a analysé l'eurodéputée.

"Enfin, la bipolarisation de la vie politique est en marche, avec le FN contre +UMPS+", selon elle. "Demain, ça fera des victoires, dans de nombreux cantons et de nombreuses circonscriptions. On a gagné des municipales, la cantonale de Brignoles, la réalité c'est qu'il y a un rouleau compresseur politico-médiatique qui n'a pas eu l'effet qu'espéraient ses promoteurs".

"Déplacer le Premier ministre deux fois, l'ensemble des ministres: l'inquiétude n'est pas dans notre camp, mais dans le leur", a conclu la présidente frontiste.

Le candidat socialiste et député sortant Frédéric Barbier a remporté le 2e tour de la législative partielle dans la 4ème circonscription du Doubs face à la FN Sophie Montel.

 

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 21:21

Marine Le Pen s'est réjouie du score de son candidat au premier tour de la législative partielle dans l'Aube, rendue nécessaire par l'élection au Sénat du maire UMP de Troyes François Baroin.

27,64 % des suffrages contre 17,69 % en 2012 et une qualification pour le deuxième round. Les résultats du premier tour de la législative partielle, dimanche dans la 3e circonscription de l'Aube, suscitent l'optimisme dans les rangs du Front National. Le parti a immédiatement salué la performance de son candidat, Bruno Subtil, le responsable départemental du FN qui est aussi conseiller régional et conseiller municipal à Troyes.

«Il y a quelque chose d'assez remarquable dans cette énième partielle: l'UMP ne bénéficie pas du tout du rejet de la gauche», estime Marine Le Pen, durant une conférence de presse dédiée à la nouvelle campagne du FNJ (Front national de la jeunesse), lundi, au siège de Nanterre.

Pour la présidente du Front national, cette partielle est la suite de précédents succès électoraux. Au-delà de la «déliquescence» confirmée du PS, elle voit dans ce dernier résultat la preuve d'un comportement électoral qui lui profite. «Les Français ne voient pas d'alternative auprès de l'UMP face à la politique menée par le PS. J'ai le sentiment que l'effet balancier est cassé», souligne-t-elle. Elle est également convaincue que de «belles perspectives» s'ouvrent pour son parti en cas de duels face à la droite, où elle espère que le FN l'emporterait comme l'auraient annoncé de précédentes élections, à Brignoles et Cogolin.

75% d'abstention

D'un revers de main, Marine Le Pen balaye les analyses éclairant ces résultats de l'Aube à la lumière d'une forte abstention (75 %). Si elle admet le faible niveau de participation, en revanche, elle rejette les «pauvres arguments développés par le candidat socialiste» car, selon elle, tous les candidats subissent les conséquences de cette forte abstention. D'ailleurs, elle ne cache pas que l'objectif prioritaire du FN durant l'entre-deux tours sera de tenter une mobilisation «massive des abstentionnistes et de tous ceux qui ne veulent pas d'un député UMP de plus». Florian Philippot, vice-président du FN, se rendra jeudi à Troyes.

Nicolas Bay, le secrétaire général du Front national, observe ce premier tour en le plaçant dans le prolongement direct des partielles précédentes. Il y voit la confirmation d'une tendance positive pour son parti. En saluant la progression électorale du FN par rapport aux scores des législatives de juin 2012 (+10 points) dans cette circonscription, il pointe aussi ce qu'il considère comme un tassement de l'UMP dans un «des fiefs» du parti de droite, la ville et l'ancienne circonscription de François Baroin. «L'UMP, plombée par le mauvais bilan du quinquennat Sarkozy, juge-t-il, ne bénéficie nullement du rejet massif de la gauche et ne profite pas, comme c'était le cas autrefois dans de telles circonstances, de l'effondrement électoral du PS». Pour le secrétaire général du FN, la chute du Parti socialiste (-14 points), prolonge les «mauvais» résultats des européennes et correspond au niveau actuel de François Hollande dans les sondages.

Convaincu de pouvoir compter sur «d'importantes réserves de voix», les frontistes parient sur la «nécessaire recomposition politique» et croisent les doigts. «Dimanche prochain, le Front national peut créer la surprise», prédisent-ils enfin avec le sourire.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 23:51

CAMBADELIS BAROIN MARINE

LEGISLATIVE PARTIELLE - Les élections intermédiaires se suivent et se ressemblent. Sans surprise, le candidat UMP Gérard Menuel, successeur de l'ancien ministre François Baroin, est arrivé largement en tête (40,76%) ce dimanche 7 décembre aupremier tour de la législative partielle dans la 3e circonscription de l'Aube. Une fois encore, ce n'est pas un concurrent de gauche (le PS n'a obtenu que 14,69% des suffrages exprimés) mais le candidat du Front national, Bruno Subtil (27,64%), qu'il affrontera dimanche prochain pour un second tour où la droite a toutes les chances de l'emporter.

Effondrement de la participation, élimination du PS dès le premier tour, maintien de l'UMP/UDI, forte progression du FN... Cette équation est loin d'être une première dans le paysage politique français depuis la vague rose des élections législatives de juin 2012. C'est même la quatrième fois qu'elle se présente: avant l'Aube, le Parti socialiste a été lessivé dans l'Oiseévincé du Lot-et-Garonne et carrément marginalisé dans le Nord.

Si elle permet d'exclure le scénario de l'accident électoral, cette répétition apporte une nouvelle preuve que le tripartisme est en passe de s'imposer en France, en dépit d'un scrutin électoral binaire qui avait jusqu'ici pour principale conséquence de priver le Front national de second tour. Désormais, c'est le Parti socialiste, épuisé par l'exercice du pouvoir, qui en fait les frais. Un changement profond de la carte électorale de bien mauvais augure pour les élections départementales de mars prochain.

Marginalisation de la gauche, UMP en perte de vitesse, montée en puissance du FN... Voici les trois véritables enseignements de cette élection partielle.

LA DISPERSION MORTIFÈRE DE LA GAUCHE

Même s'il ne pouvait prétendre l'emporter dans cette circonscription acquise depuis 20 ans au RPR et à l'UMP, le Parti socialiste est le grand perdant de cette nouvelle donne électorale. Tout le bénéfice de la vague rose a été emporté par deux années de pouvoir douloureuses: entre juin 2012 et décembre 2014, le candidat PS a perdu 14 points, soit la moitié de son score initial. De tous les principaux partis, le Parti socialiste est celui qui pâtit le plus de la très faible participation (25%), son électorat se réfugiant manifestement dans l'abstention.

Plus inquiétant, ce reflux du vote socialiste ne bénéficie pas ou à peine aux autres formations politiques de gauche. Hormis deux dissidents, EELV n'avait pas investi de candidats en 2012 en raison de l'accord électoral qui le liait au PS. En 2014, les écologistes se hissent péniblement à 4,5% des suffrages exprimés. Le Front de Gauche, pourtant résolument hostile à la ligne nationale défendue par le Parti socialiste, parvient à peine à améliorer son score de 2012 en passant de 7,18 à 7,46% des voix.

Dans ce nouveau contexte de tripartisme, cette dispersion des voix de gauche a une double incidence: non seulement elle ne permet pas à l'une des formations concurrentes du PS de progresser, mais elle contribue désormais directement à l'élimination de la gauche du second tour, abandonné à un duel UMP-FN. Problème: les relations entre le Parti socialiste et ses alliés n'ont jamais été aussi mauvaises, ce qui laisse peu d'espoirs de voir émerger un "bloc des gauches" pour les départementales de mars prochain.

LA VICTOIRE EN TROMPE-L'OEIL DE L'UMP

Cette méforme électorale de la gauche devrait logiquement profiter à l'UMP qui avait tout pour l'emporter dès le premier tour ce dimanche 7 décembre. Un ancien député d'envergure nationale, un successeur identifié et en phase avec la sociologie électorale de la circonscription, un parti remis (un peu) en ordre de marche par le retour de Nicolas Sarkozy et une opposition en ruine. Pourtant, l'UMP n'est pas parvenue à faire mieux qu'en juin 2012, où François Baroin avait dû résister à la vague rose qui s'était abattue sur le pays.

La raison est simple: la déroute du PS ne précipite pas les électeurs tangents dans les bras de l'UMP, contrairement à ce qu'il se passait auparavant. "J'ai le sentiment que l'effet balancier est cassé, cet effet automatique qui fait que lorsqu'un camp s'affaiblissait, l'autre face de la pièce de monnaie prenait un peu plus de brillance", s'est réjouie ce lundi matin Marine Le Pen.

Au fond, l'UMP ne parvient qu'à peine à éviter l'érosion de ses propres électeurs, pourtant remontés contre la politique du gouvernement socialiste et qui avaient donc toutes les raisons de se mobiliser pour adresser une sanction à l'exécutif. Et le parti reconquis par Nicolas Sarkozy a pris de plein fouet la démobilisation de son propre électorat.

Si la victoire semble à portée de main dimanche prochain pour le candidat Gérard Menuel, ce ballottage imposé par un Front national conquérant est là encore une source d'inquiétudes à droite dans la perspective des futures cantonales. Car en mars prochain, les cartes seront elles aussi rebattues avec l'entrée en vigueur d'un nouveau mode de scrutin paritaire dans de nouvelles circonscriptions.

Faute de faire la différence sur le terrain, l'UMP en est réduite à invoquer le "Front républicain" pour battre le Front national, quitte à donner du crédit à l'extrême droite lorsqu'elle dénonce la collusion "UMPS". Un comble quand on se souvient que l'UMP dénonçait avec vigueur ce front républicain lorsqu'il lui était défavorable.

LA SURMOBILISATION DE L'ÉLECTORAT DU FRONT

C'est une constante depuis mai 2012. D'un scrutin partiel à l'autre, le parti de Marine Le Pen n'a cessé de voir progresser sa part de marché électorale et ce quel que soit le département. S'il n'a pas encore réussi à l'emporter dans une législative partielle (le FN ne compte que deux députés élus en 2012 dans le cadre de triangulaires), le Front national peut se féliciter d'être l'une des formations politiques les moins touchées par l'abstention différentielle.

En 2014 dans l'Aube, l'UMP a perdu plus de la moitié (60%) des suffrages exprimés en sa faveur en 2012, le PS est littéralement laminé avec 80% de voix en moins en deux ans et demi. Contrairement à ses adversaires, le Front national parvient à limiter la casse en ne perdant que 36% de ses électeurs dans un contexte abstentionniste de l'ordre de 76%. Un phénomène de surmobilisation de son électorat qui explique sa très forte progression en pourcentage des suffrages exprimés, davantage qu'un hypothétique transfert de voix en provenance de la gauche, contrairement à ce qu'affirme le Front national.

Cette résistance du vote FN dans un contexte de démoralisation électorale n'est pas à prendre à la légère. Car il y a fort à parier que les prochaines échéances (départementales en mars et régionales en décembre) seront elles aussi frappées par un taux d'abstention record qui sera probablement fatal à la gauche de gouvernement. En attendant et même s'il ne peut espérer l'emporter, le FN de Marine Le Pen peut préparer sereinement le prochain tour de dimanche prochain. Car c'est une autre constante depuis mai 2012: le parti d'extrême droite progresse désormais systématiquement lorsqu'il parvient à se qualifier pour le second tour d'une élection, signe que le Front républicain fonctionne de moins en moins.

Une tendance qui pourrait être déterminante dans le Doubs, où le Front national espère conquérir en février prochain la circonscription abandonnée par Pierre Moscovici. Tout un symbole.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 00:07

Les habitants de l'Aube étaient invités aux urnes dimanche 7 décembre, pour désigner un successeur à François Baroin, qui a délaissé son siège de député pour faire son entrée au Sénat.

Comme toutes les récentes élections, la législative partielle organisée ce dimanche à Troyes a été fatale au Parti socialiste. Olivier Girardin, le candidat étiqueté PS, a été éliminé dès le premier tour, avec seulement 14,69% des suffrages exprimés, rapporte L'Est éclair. Le deuxième tour sera donc un face à face entre les candidats UMP  (Gérard Menuel) et FN (Bruno Subtil), qui ont obtenu respectivement 40,76% et 27,64% des voix.

Le candidat UMP fait office de favori pour le second tour, qui se déroulera le 12 décembre prochain. Il bénéficie du soutien de l'UDI et du MoDem. Gérard Menuel, agriculteur retraité de 62 ans, est l'actuel adjoint à la mairie de Troyes chargé des finances et suppléant de François Baroin pour les législatives depuis 1993. Ce dernier a laissé son siège de député de la 3e circonscription de l'Aube vacant depuis qu'il a été élu sénateur en septembre dernier.

Abstention très importante

Les autres candidats au premier tour de cette législative partielle ont obtenu les résultats suivants : Pierre Mathieu (PCF) 7,46%, Maxime Beaulieu (EELV) 4,47%, Dominique Deharbe (DG) 2,49%, Nelly Collot-Touze (PCD) 2% et Nicolas Rousseaux (FRep) 0,48%.

À noter une très faible participation, de seulement 24,63%.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 20:58

François Hollande pourrait être tenté de rebattre totalement les cartes en modifiant le mode de scrutin des législatives.

Et si, pour sauver un quinquennat en perdition, François Hollande choisissait de modifier le mode de scrutin des législatives? Une telle décision entrouvrirait davantage les portes de l'Assemblée nationale au FN, assommant au passage des militants socialistes déjà déboussolés. Mais l'option est loin d'être saugrenue. D'abord parce c'était l'engagement numéro 48 du candidat Hollande: «J'introduirai une part de proportionnelle à l'Assemblée nationale.» Ensuite, parce que le président est revenu sur cette promesse fin août, dans son entretien au Monde. «J'avais indiqué pendant la campagne que j'étais favorable à l'introduction d'une part de proportionnelle», rappelait-il en affirmant y «être prêt». Le président avait toutefois posé deux conditions: qu'une majorité puisse «s'accorder sur cette orientation», et qu'il y ait aussi «une réduction du nombre de députés». Enfin, parce que le président, toujours aussi impopulaire dans l'opinion, peut être tenté de rebattre totalement les cartes.

Parmi les dirigeants PS, certains plaident pour ce scénario et vont même jusqu'à défendre l'idée d'une proportionnelle départementale intégrale - comme l'avait fait Mitterrand en 1986 - et d'un référendum. «Les juristes disent qu'une dose pourrait être anticonstitutionnelle. Donc, le plus simple juridiquement, ce serait de proposer la proportionnelle intégrale comme Mitterrand en 1986», argumente un socialiste.

Les uns et les autres n'ignorent pas le procès en sorcellerie qui serait alors fait à Hollande sur le FN. Mais, comme le ministre du Travail, François Rebsamen, ils ne sont pas loin de penser que la proportionnelle intégrale ou le scrutin majoritaire avec une dose importante de proportionnelle est le prix à payer pour une démocratie moderne. «Bien sûr, ça fait entrer le FN à l'Assemblée, peut-être comme groupe le plus important. Mais, en même temps, il y a des gens à gauche comme à droite qui pensent qu'il n'est pas sain de museler un parti qui, aux européennes, a été le premier parti de France. On a dit le contraire pendant des années? Peut-être qu'on avait tort», admet un élu PS. «Il y a un vrai problème sur la représentation des Français», s'inquiète un ministre.

 

 

«Il n'est pas sain de museler un parti qui, aux européennes, a été le premier parti de France»

Un élu PS

 

 

L'autre argument développé ici et là porte sur la difficulté dans laquelle se retrouverait la droite face à un tel projet. Les «petits» partis ont intérêt à voir changer le mode de scrutin. Et cet intérêt serait encore plus grand si la modification était accompagnée, comme le président l'a dit fin août, d'une réduction du nombre de parlementaires, forcément très populaire dans l'opinion. «Si, hypothèse d'école, on faisait un référendum sur la réduction du nombre de députés, qui serait contre? À part l'UMP, personne», affirme un socialiste.

À ceux qui redoutent un résultat cataclysmique pour la gauche, certains affirment que le PS «est devenu un petit parti». Rue de Solferino, des projections auraient été réalisées. «Au scrutin majoritaire, le PS est laminé, affirme un élu. Nous avons fait des simulations très inquiétantes. Dans le Grand Est, par exemple, c'est une bérézina pour les socialistes». Reste un point capital. Modifier le mode de scrutin? Pourquoi pas mais pour qui? Pour le président de la République élu en mai 2017 ou pour François Hollande avant cette échéance? Certains observent que, si la proportionnelle intégrale était approuvée lors d'un référendum et si quelques mois plus tard, le président décidait de dissoudre, la nouvelle Assemblée permettrait toutes les combinaisons.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:45

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 13:42

Quelques heures après l'annonce de la démission du gouvernement, le Front National, mais aussi certains ténors de l'UMP appellent à la dissolution de l'Assemblée nationale.

La présidente du Front National, comme plusieurs membres de l'opposition, appellent le gouvernement à dissoudre l'Assemblée Nationale.

La démission du gouvernement Valls a surpris. Mais la décision a-t-elle satisfait les politiques?

 

 

Marine Le Pen, présidente du FN, voudrait que François Hollande aille plus loin, en dissolvant l'Assemblée nationale: "Les Français doivent pouvoir s'exprimer. Quand ils le font, on n'en prend pas compte. On ne peut pas faire tenir une politique, alors que le président a un niveau d'impopularité jamais atteint. Tant qu'on changera les hommes mais pas la politique, on ne pourra rien changer".

Florian Phillipot avait déjà estimé sur BFMTV que le remaniement, c'était "reculer pour mieux sauter", et qualifie de "politique du bateau ivre" la politique gouvernementale. 

 

 

Certains ténors de l'UMP demandent également une dissolution de l'Assemblée. Eric Woerth, député UMP de l'Oise, estime que la démission de l'intégralité du gouvernement  est une "surréaction". "Il fallait se séparer de Benoît Hamon et d'Arnaud Montebourg, mais en rester là", juge l'ancien ministre sur BFMTV. "On progresse dans l'impasse, on sent venir la fin de la cinquième République", résume-t-il.

 

 

 

 


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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 17:55

L'été de la décision. Les élections législatives de 2017 auront lieu à la proportionnelle. Qu’est-ce que cela change ? Tout. À gauche comme à droite. Pour Sarkozy aussi.

Impuissant dans le chaos mondial actuel, François Hollande prépare lui aussi, entre les commémorations et le désordre, l’échéance de 2017. Aujourd’hui, il se sait perdu. Et s’il ne lui reste que deux 14 Juillet à vivre (2015 et 2016), il a bien l’intention de sauver ce qui pourra l’être. Comment ? Par la réforme qu’il sortira le moment venu. Sa décision est déjà prise. Il l’a annoncé, le 14 juillet dernier, durant son intervention télévisée, mais personne n’y a prêté attention : il réformera le mode de scrutin pour les législatives de 2017.

La proposition 48 de son programme présidentiel prévoyait d’introduire « une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale ». C’est ce qu’il continue à dire à ses visiteurs : l’élection des députés comprendra « une part » de proportionnelle. En fait, et c’est là que tout le jeu politique promet d’être bouleversé, ce sera un scrutin à la proportionnelle intégrale. Modèle Mitterrand 1986.

C’est le 3 avril 1985, près de quatre ans après son accession au pouvoir, que François Mitterrand fait approuver en Conseil des ministres le projet de loi électorale qui met fin au scrutin majoritaire à deux tours et instaure la proportionnelle intégrale par département (le nombre de députés passe alors de 491 à 577). Quel était le but de Mitterrand ? Les sondages étaient très mauvais pour la gauche ; il fallait donc diviser la droite pour “limiter la casse” à gauche – ce fut l’objet de la proportionnelle. Elle ferait entrer le Front national à l’Assemblée et réduirait d’autant le nombre de députés de la droite classique.

Un an plus tard, aux élections de mars 1986, le résultat fut conforme : certes la gauche fut battue, mais de peu, et le FN obtint 35 députés, autant que le Parti communiste. En revanche, le scrutin majoritaire ayant été rétabli ensuite par la droite, la gauche devait être écrasée aux élections de 1993 : les socialistes ne sauvèrent que 57 sièges et les communistes 23. Une « hécatombe inoubliable », nota Olivier Duhamel dans son Histoire de la Ve République (Dalloz). L’hécatombe a été d’autant moins oubliée que Hollande, battu en Corrèze, aurait pu disparaître de la scène politique.

Il va donc revenir à la proportionnelle pour préserver son parti d’une débâcle annoncée. Il lui suffit d’une loi ordinaire (alors que le droit de vote des étrangers non européens nécessite une réforme de la Constitution). Il a non seulement sa propre majorité pour la faire voter, mais il aura aussi pour l’occasion le soutien entier des communistes, de l’extrême gauche, des Verts, de certains centristes — et du Front national. Hollande retrouvera soudain de la hauteur et du crédit et ne sera désavoué que par l’UMP, qui verra lui échapper la majorité massive que lui aurait promise le maintien du scrutin majoritaire. Et cette proportionnelle sera intégrale, prédisent les bons analystes, parce qu’après l’épreuve de la réforme territoriale, François Hollande ne voudra pas procéder à un nouveau découpage des circonscriptions (“tripatouillage”), nécessaire s’il s’était limité à une « part de proportionnelle »

Mais, dira-t-on, cela ne change rien pour la présidentielle de 2017, puisque les législatives ont lieu après. Mais si, la perspective change du tout au tout ! Chacun voudra se compter au premier tour de la présidentielle pour pouvoir, dans la foulée, s’affirmer aux législatives — alors que, jusqu’à présent, le champion de chaque camp entraînait avec lui une coalition pour la distribution des investitures ensuite. La proportionnelle fait tout éclater. Chacun pour soi, après on voit.

Les élections européennes (à la proportionnelle) ont fixé un cadre de raisonnement. Appliqué au premier tour de la présidentielle de 2017, le résultat signifie que Marine Le Pen est qualifiée pour le second. Mais qui sera son adversaire, avec l’assurance d’être élu ? Au moment des européennes, c’était le candidat de l’UMP. Mais l’UMP existait encore. Que va-t-il se passer maintenant ? Les trois membres de la direction actuelle ne seront pas candidats à la présidence du parti : ni Juppé (qui a déjà donné), ni Raffarin (qui vise le Sénat), ni Fillon (qui vient de l’annoncer). Les autres seront nombreux, Mariton, Le Maire, Wauquiez, etc.

Mais si Fillon s’était tant battu pour la présidence de l’UMP contre Copé, c’était bien qu’il entendait en faire un tremplin pour ses ambitions présidentielles. Qui peut croire que celui qui sera élu à la présidence de l’UMP pour la reconstruire ne se considérera pas comme légitime pour aller ensuite à la présidentielle ? Et qui peut croire aussi que l’UMP pourrait survivre à la perspective de la proportionnelle sans se donner un président à l’énergie implacable ? La question n’est plus de savoir si Sarkozy divise ou rassemble, mais de se demander qui sera capable d’aller au second tour au duel avec Marine Le Pen. Cela se décide cet été.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 11:11

 

figaro

Marine Le Pen, le 11 juin dernier, au sortir du premier tour des législatives, à Nanterre.

Marine Le Pen, le 11 juin dernier, au sortir du premier tour des législatives, à Nanterre. 
La présidente du FN espère faire son entrée au Palais Bourbon en cas d'annulation de la législative à Hénin-Beaumont.
 Ce fut la grande muette de l'été. Après avoir atteint 17,9 % au premier tour de la présidentielle et vu son parti obtenir 13,6 % aux législatives, Marine le Pen a disparu des écrans radars des médias pendant un mois et demi. Du 14 juillet à la fin août, la présidente du Front National a tout bonnement pris des vacances. Elle a séjourné dans sa maison familiale de La Trinité-sur-Mer (Morbihan), puis aux alentours de Perpignan et a ensuite poussé jusqu'à la Costa Blanca espagnole, où elle a ses habitudes. Seul un passage à Paris, début août, a brièvement interrompu sa villégiature. «J'étais en campagne électorale permanente depuis deux ans, explique-t-elle. J'avais besoin d'un peu de recul. C'est bien normal.»

Reste qu'il a suffi que Marine Le Pen se mette en retrait pour que le FN donne le sentiment de ne plus exister dans le débat public. Certes, ses lieutenants, comme Steeve Briois, secrétaire général du parti d'extrême droite, Florian Philippot, désormais vice-président en charge de la stratégie, et Louis Aliot ont assuré l'intérim. Mais leurs communiqués commentant l'actualité, et même leurs interventions dans les médias, ont rencontré peu d'écho. Aujourd'hui, comme hier, le Front national se résume presque à Marine Le Pen pour le grand public. Seul Gilbert Collard, un des deux députés du FN élus en juin, dispose lui aussi d'une visibilité.

Qui plus est, le FN a choisi d'organiser son université d'été, censée marquer sa rentrée politique, le week-end… de l'automne, le 22 septembre, à La Baule (Loire-Atlantique). «On reste une PME artisanale», se défend un membre du bureau politique pour justifier cette maladresse. Le déménagement du siège du FN de Nanterre à Paris n'est pas non plus pour demain. Il n'interviendra, au plus tôt, qu'après le printemps 2013 - une fois la dotation publique annuelle du FN versée par l'État.

D'ici là, Marine Le Pen veut croire que les difficultés de François Hollande vont profiter à son parti, et non à l'UMP. Le projet de loi autorisant la ratification du traité européen de discipline budgétaire - qui devrait être approuvé par la droite et la majorité du Parti socialiste - va permettre à la présidente du FN de dresser une fois encore le procès des deux grands partis et de dénoncer leur «collusion». Elle entend ainsi prendre la pose de la seule véritable opposante au «système». Une pétition nationale contre le traité est prévue.

118 voix d'écart

À court terme, Le Pen, battue de justesse dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais au second tour des législatives, espère aussi que le recours qu'elle a déposé devant le Conseil constitutionnel contre l'élection de son adversaire sera accepté. La présidente du FN a obtenu 49,89 % et le vainqueur, le socialiste Philippe Kemel, 50,11 %, soit 118 voix d'écart. À l'appui de son recours devant les Sages, elle soutient en particulier que des irrégularités ont été constatées dans les listes d'émargement. Le Conseil constitutionnel pourrait rendre sa décision courant décembre. Si les juges du Palais-Royal annulaient l'élection du socialiste Kemel, une élection législative partielle serait organisée début 2013 dans la circonscription d'Hénin-Beaumont.

En décembre 1981, sept mois après l'élection de François Mitterrand et la «vague rose» au Palais Bourbon, le Conseil constitutionnel avait invalidé l'élection de quatre députés. Quatre élections législatives partielles furent organisées en janvier 1982. Et les quatre sièges furent alors conquis par des candidats RPR, dont Alain Peyrefitte, et UDF, ce qui fut interprété, à l'époque, comme le début du redressement de la droite parlementaire. Marine Le Pen rêve de réitérer ce scénario, mais cette fois-ci à son profit, et non à celui de l'UMP. Et de forcer, enfin, les portes de l'Assemblée nationale.

 

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Blog tenu par Julien Dufour.

                      affiche campagne Julien DUFOUR

Julien DUFOUR,

Chargé de Mission du FN 92,

Secrétaire du FN-RBM de Boulogne-Billancourt,

 

 

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Calendrier:

31 janvier, 15h00

Galette du FN 92

Invité d'Honneur: David Rachline,

-Sénateur du Var,

Maire de Fréjus

David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus, invité d'Honneur de la Galette du FN 92, le 31 janvier 2016 à Boulogne-Billancourt.

Nous contacter:

Si vous souhaitez vous rapprocher de nous, militer et défendre vos convictions au niveau local, vous pouvez nous joindre

par mail:

fn92@frontnational.com

ou par téléphone au

06.65.86.46.92

La permanence du FN 92

est située au

80, avenue Edouard Vaillant.

(A 100 m de la Place Marcel Sembat).

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