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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 12:16

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 22:35

Privé d'emploi, on boit, on fume et on mange plus. Les chômeurs sont ainsi confrontés à une surmortalité qu'une très sérieuse étude met en lumière.

Selon une étude, la mortalité des chômeurs est en effet trois fois supérieure à celle des travailleurs.

L'étude est passée presque inaperçue. Il est vrai qu'elle est tombée au moment de la vague d'attentats sur Paris. Publiée dans la grande revue d'épidémiologie, International Archives of Occupational and Environmental Health (1), elle révèle que le chômage tue chaque année en France 14 000 personnes. Soit presque deux fois plus que les accidents de la route. Un chiffre effrayant et totalement inédit.

Pendant douze ans, les chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont suivi 6 000 Français âgés de 35 à 64 ans dans huit régions. Après avoir écarté tous les facteurs de risque et autres biais possibles, leurs conclusions sont sans appel : perdre son emploi fait chuter l'espérance de vie ! La mortalité des chômeurs est en effet trois fois supérieure à celle des travailleurs. Non seulement les scientifiques ont découvert que les personnes sans emploi affichaient un taux de mortalité par suicide plus élevé que les actifs, mais aussi que la perte de travail favorisait l'apparition de pathologies cardiovasculaires. Les chômeurs ont ainsi un risque d'AVC et d'infarctus augmenté de 80 % par rapport aux actifs. Ils sont aussi plus nombreux à mourir de cancer. Le constat est identique chez les femmes ou les hommes.

"La condition de chômeur induit des conduites à risque"

Une hécatombe qui touche également de plein fouet les personnes socialement privilégiées, dont le profil socio-économique et le niveau d'études sont supérieurs à la moyenne, et ce, alors qu'elles prêtent naturellement plus attention à leur santé. "La condition de chômeur induit des conduites à risque, on fume plus, on boit plus, on mange plus déséquilibré, on voit donc apparaître hypertension, diabète et obésité, qui impactent la santé ; mais il existe un effet spécifique associé au chômage indépendant des autres facteurs de risque, souligne Pierre Meneton, chercheur en santé publique à l'Inserm. Une surmortalité que l'on n'explique pas bien, sans doute liée à la dimension psychologique du chômage, avec des phénomènes tels que la dépression ou le manque de sommeil." Comme l'écrivent les épidémiologistes, en conclusion de leur étude, "tuer des emplois signifie tuer des gens, au sens figuré comme au sens propre".

(1) " Unenmployment is associated with high cardiovascular event rate and increased all-cause mortality inmiddle-aged socially privileged individuals ", Pierre Meneton, Serge Hercberg, Joël Ménard, Int Arch Occup Environ Health, janvier 2014.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 20:49

Deux cents articles de première nécessité sont désormais vendus moins cher aux prisonniers qu'en supermarché. A tel point que certains postent des colis à leur famille !



Les détenus ne se sont jamais autant bousculés pour faire leurs courses à la cantine, le « commerce de proximité » présent dans chaque prison française.

Ce succès fou est la conséquence inattendue d'un texte qui unifie à l'échelle nationale le prix de produits vendus aux détenus.
En juillet 2010, la Cour des comptes avait en effet épinglé l'Etat, dénonçant, au chapitre des conditions de vie dans les prisons, les abus de la « cantine », ce magasin où les détenus se procurent de quoi améliorer leur quotidien : café, eau minérale, chocolat, compléments alimentaires, articles d'hygiène… Le rapport pointait des marges sur les produits vendus « d'au moins 22% », avec des écarts de prix de « 50% d'une prison à l'autre ».
Du coup, une réforme a été lancée et une liste de 200 produits prioritaires sont depuis le printemps peu à peu proposés à des tarifs très avantageux dans les lieux de détention, à commencer par Lyon et Strasbourg. Là, le pot de Nutella est passé de 3,13 € (prix public) à 1,11 € en prison. Le paquet de riz de 500 g de 2,70 € à 0,36 €. Le pot de confiture de fraise de 450 g est descendu de 1,45 € à 0,67 €, et la Ricoré, l'un des best-sellers, a diminué de 4,82 € à 3,45 €.
« Nous avons effectivement constaté un effet d'aubaine, confirme la direction de l'administration pénitentiaire. Des détenus se sont précipités sur ces denrées. » Selon l'administration, « ces tarifs bas sont à la fois le fruit d'une volonté politique mais aussi le résultat d'achats groupés au niveau national qui permettent de les négocier au mieux ».
« Pas à ce point : la différence de prix, c'est l'Etat, et donc le contribuable, qui la paie », dénonce pour sa part le syndicat du personnel pénitentiaire Ufap-Unsa. Les gardiens de prison n'apprécient pas en effet ces nouvelles cantines low-cost. « Il faut gérer un trafic de marchandises bien plus important, cela nous prend du temps », explique Pascal Schreck, de l'Ufap-Unsa.
Mieux, une nouvelle tendance est apparue : « Avant, les familles apportaient de la nourriture aux détenus, ce qui est interdit mais toléré dans les faits. Maintenant, c'est le contraire! Certains prisonniers ont écrit à leur directeur d'établissement pour que leur famille profite aussi de ces prix bas et ils se mettent à poster des colis. »
Pour l'Ufap-Unsa, cette politique discount coûterait environ 20 M€ par an, à raison de 296,68 € par an et par détenu (ils sont 67000 en France). « On est vraiment loin de cette somme, tempère la direction de l'administration pénitentiaire. Toutes les denrées ne subissent pas de baisse de prix et d'autres produits sont vendus avec une marge qui équilibre les comptes des cantines. »
Mais pour les surveillants, dont le salaire débute à 1 416 € net pour finir à 2 072 € en fin de carrière, cet argent aurait pu permettre d'augmenter les salaires… « Cela me fait mal de voir ma femme payer beaucoup plus cher au supermarché les mêmes produits que ceux réservés aux détenus », reconnaissait même, anonymement, un gardien de prison.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 15:45

Les surfaces agricoles d'organismes génétiquement modifiés ont augmenté de 6 millions d'hectares en 2014 et atteint le "record" de 181,5 millions d'ha (+3,6%) dans le monde, selon le relevé annuel de l'Isaaa, association pro-OGM, publié aujourd'hui.

"Avec l'arrivée du Bangladesh, un total de 28 pays ont cultivé des OGM au cours de l'année 2014", dont "20 pays en développement (en comptant le Brésil et l'Argentine) et six pays industrialisés, représentant plus de 60% de la population mondiale" affirme l'Isaaaa (International service for the acquisition of agri-biotech applications).

"Le nombre total d'hectares (OGM) a été multiplié par plus de cent depuis les premières plantations d'OGM" en 1996 relève l'auteur du rapport et fondateur de l'Isaaa, Clive James, cité sur le site de l'association.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:52

La loi n'est pas véritablement appliquée. Jusqu'à quand ? Photo DDM, X. O. - DDM

Ils égayent nos marchés avec leurs couleurs années « 70 » et leurs formes improbables, à mi-chemin entre des mini Barbapapa amusantes et des sex toys turgescents. Sauf que… vendre de vieux légumes ou légumes anciens peut nous mener tout droit au panier à salade. À tout le moins au regard de la loi. En effet, le commerce de fruits, légumes et semences de plantes potagères est soumis à une réglementation des plus strictes.

Les maraîchers n'ont pas le droit d'acheter des graines de vieux légumes, a fortiori de les vendre ni même de les échanger. Ne pas respecter cet état de fait s'apparente à un acte répréhensible par la loi, passible d'amendes particulièrement dissuasives, voire de peine d'emprisonnement. Certes, la loi n'est pas véritablement appliquée mais à tout moment sur le marché, la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pourrait envoyer des contrôleurs et sévir. Ce serait alors prendre le risque de mettre à mal tout un pan de l'économie ariégeoise, du Couserannais notamment, qui n'a pas besoin de cela. Aller faire son marché pour acheter des légumes anciens pour mitonner une bonne soupe de cucurbitacées, comme le faisaient nos arrière-grands-mères, cela devient plus louche que participer à une merguez party avec la voiture de son voisin appaméen un soir d'automne.

Procédures juridiques et procès

Une législation sous fond de rentabilité, que certaines associations et autres défenseurs de la biodiversité dénoncent avec plus ou moins de virulence. Des groupes de semenciers et de la grande distribution réfutent leurs arguments à grands coups de procédures juridiques et de procès dans certains cas. Dans leur ligne de mire, l'association Kokopelli et des artisans semenciers, comme Biau Germe, qui font de la résistance et contournent la loi. Ces derniers aimeraient réintroduire légalement dans nos assiettes ces variétés de légumes anciens tombés en désuétude mais qui plastronnaient jadis en maîtres dans les jardins sans pesticides et nains de jardin made in China.

Denis, lui, est un petit producteur ariégeois qui ne laisserait son espace de liberté en jachère pour rien au monde. Lui brandit sa philosophie comme un étendard et conforme à ses principes brave l'interdit sur les marchés avec son éternel sourire : « Moi je pense à la santé des gens. Aujourd'hui on trouve des fruits et légumes hybrides, ça vous remplit le bide mais ça ne vous nourrit pas. Les variétés anciennes, c'est sûr, c'est meilleur pour la santé et en terme de valeur nutritive, elles dament le pion aux espèces hybrides autorisées. Pas besoin de compléments alimentaires. Certains lobbies ne veulent pas que les gens soient en bonne santé. Les gens malades c'est un marché. Et puis question rentabilité, la production de variétés anciennes ce n'est pas rentable, donc pas bon pour la grande distribution. Moi j'en vends en petite quantité, et mes clients pètent la forme ! »

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 13:04

INFO LE FIGARO - Le nombre global de Français et résidents impliqués dans le djihad est passé de 555 à 1281 entre le 1er janvier 2014 et le 16 janvier dernier, soit un bond de 130% en un an. La France forme le plus gros bataillon des volontaires européens.

Capture d'écran d'une vidéo de propagande publiée par le groupe État islamique, où trois Français (à l'image) appellent les musulmans à les rejoindre en Irak ou en Syrie.

Les récents attentats qui ont semé l'effroi et la mort dans Paris vont-ils tarir les velléités de départ des combattants volontaires français désireux de se rendre vers les zones de combat en Syrie et en Irak? Rien n'est moins sûr. Selon un dernier état des lieux des services de renseignement porté à la connaissance du Figaro, le nombre global de Français et résidents impliqués dans le djihad est passé de 555 à 1281 entre le 1er janvier 2014 et le 16 janvier dernier. Soit un bond de 130 % en un an!  «Il ne se passe pas une semaine sans que l'on enregistre entre dix et quinze cas supplémentaires», grimace un policier spécialisé. Plus que jamais, la France forme le plus gros bataillon des volontaires européens.

Toujours d'après ce bilan confidentiel arrêté à vendredi dernier, pas moins de 393 Français et personnes censées vivre en France sont désormais partis combattre en Syrie avant que la police puisse les intercepter. Soit une progression de 75 % par rapport au 1er janvier 2014, lorsque les services avaient déjà enregistré la présence de 224 djihadistes tricolores engagés sous la bannière noire de Daech ou de Jabhat al-Nosra. Dans le lot figurent 94 femmes. Âgées de 25 ans en moyenne, elles partent souvent au nom d'idéaux humanitaires et sont souvent réduites à l'état d'esclaves sexuelles. Aucune n'est jamais revenue. Arc-boutés sur ces indicateurs, les services constatent que tous les compteurs sont à l'écarlate.

Désormais, 240 djihadistes français ont quitté la Syrie, parfois épouvantés par la rudesse des combats, les décapitations et les crucifixions auxquelles ils assistent. Présentant des signes de choc post-traumatique analogues à ceux des vétérans de la guerre du Vietnam, ces soldats perdus et écœurés sont surveillés comme le lait sur le feu.

190 djihadistes français sont revenus sur le territoire

Concernant l'état de la menace en France, le dernier bilan révèle que 190 djihadistes français sont revenus sur le territoire. Soit autant de «bombes potentielles» qu'il s'agit de désamorcer une à une, sachant que vingt policiers sont nécessaires pour assurer la surveillance des radicaux les plus dangereux. Enfin, les services estiment que 250 Français ou résidents sont en «transit vers la zone».

«Pour tenter d'échapper aux contrôles, certains partent en bus en passant par les Balkans ou la Tunisie, où ils s'arrêtent dans des camps d'Ansar al-Charia pour se dégrossir, confiait récemment un policier au Figaro. D'autres croient brouiller les cartes en prenant l'avion depuis Genève, Francfort, Barcelone ou Madrid…» Une ultime indication, et pas des moindres, vient compléter cet édifiant panorama terroriste: près de 300 radicaux français ont des velléités de départ. Or, s'accordent à dire les spécialistes, un problème majeur pourrait venir de ceux qui sont empêchés et qui, comme le redoute un policier, «risquent de fort mal le prendre». Le récent raid sanglant à Ottawa de Michael Zehaf-Bibeau, converti à la dérive se disant persécuté parce qu'on lui avait refusé un passeport, est dans tous les esprits. À 32 ans, celui qui rêvait de Syrie avait pris d'assaut le Parlement après avoir tué un soldat.

Le plan concocté par Bernard Cazeneuve, où se mêlent mesures répressives pour interdire la sortie du territoire, contrôle renforcé d'Internet et prise en charge des familles touchées, tend à tarir le robinet du volontariat radical.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 23:13

BCE - En politique, cela s'appelle un couac. En Bourse, cela s'appelle un délit d'initié. Ou du moins une divulgation d'information confidentielle. Une petite phrase, lâchée par François Hollande lors de ses voeux aux entreprises, a en effet fait bondir les journalistes présents et les instances européennes.

 

Le président français a assuré lundi que la Banque centrale européenne allait "jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines", lors de ses voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

"La Banque centrale européenne va prendre jeudi la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et (...) peut créer un mouvement favorable à la croissance", a déclaré le chef de l'Etat.

Secret de polichinelle, mais...

Certes, pour les spécialistes, l'annonce ce jeudi d'un rachat massif de dette publique par la Banque centrale européenne (BCE) est une affaire entendue. Elle a fait l'objet de spéculations depuis des mois et semble être le dernier rempart contre la déflation et le dernier recours pour faire repartir les prix et l'économie.

Le 15 janvier, l'annonce surprise de la Banque nationale suisse (BNS) de ne plus maintenir le franc suisse par rapport à l'euro avait fait dégringoler la Bourse. Cette décision ne serait pas sans rapport avec la prochaine annonce de la BCE. Pour Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com, une des raisons pour lesquelles la BNS a pris ces décisions est que "la BNS a des liens étroits avec la BCE et cela pourrait être un signe que la BNS pense – ou sait – que la BCE va se lancer dans des rachats d'actifs la semaine prochaine et pour un montant bien supérieur à ce qui est attendu par le marché".

Dans une interview accordée à Libération le 15 janvier, Benoit Coeuré, membre du directoire de la BCE, sous-entendait déjà fortement que la banque centrale actionnerait ce nouveau levier: "Le Conseil des gouverneurs se réunira pour en décider le 22 janvier. Nous prendrons en compte les expériences américaine et britannique afin de déterminer le montant d’obligations à acheter". Mais sans tout à fait le dire...

... Hollande n'avait pas à l'annoncer

Déjà, plusieurs voix s'élèvent contre cette annonce de François Hollande qui va à l'encontre de l'indépendance de la BCE. 

 

Interrogée par Reuters, une conseillère du chef de l'Etat a tenté de désamorcer toute polémique, expliquant peu après son intervention que François Hollande respectait "l'indépendance de la BCE et qu'il s'était contenté d'évoquer une hypothèse"

Une bourde sans conséquence sur les marchés

Pour autant, la gaffe du président ne semble pas avoir de conséquence directe sur les marchés. La décision de la part de la BCE étant depuis plusieurs jours attendue et quasiment entérinée, elle est déjà inscrite dans les cours. Après la déclaration de Hollande, la parité euro-dollar n'a pas bondi tout comme le CAC 40 qui n'a guère réagi après la petite phrase du président.

Cela aurait été totalement différent s'il avait annoncé les montants que compte investir la BCE. On avance un chiffre de 500 milliards d'euros, mais cela reste au conditionnel.

Silence gêné à la BCE où l'on a pris connaissance des déclarations de François Hollande. Invitée à réagir par Le HuffPost, la BCE ne souhaite pas commenter les propos du président français et se borne à annoncer une conférence de presse pour jeudi. Aucune prise de parole officielle ne devrait intervenir d'ici là.

Kezako le quantitative easing?

Ce fameux quantitative easing (QE, ou assouplissement quantitatif) est un plan de rachat de dette publique. En d'autres termes, la BCE rachèterait pour la première fois des obligations émises par les pays de la zone euro. Pour rappel, une obligation est un titre émis en l’occurrence par un pays qui s'engage auprès de ses emprunteurs à les rembourser au terme d'une certaine échéance (1, 5, 10, 20 voire 30 ans...). Dans l'intervalle, des intérêts sont versés chaque année à l'emprunteur. Bien évidemment, l'Allemagne étant plus solide que la Grèce, elle fait prendre moins de risques à l'investisseur quant au remboursement de sa dette à l'échéance. Et pourra donc se permettre de proposer un taux d'intérêt beaucoup plus faible.

A quoi ce programme de rachat de la part de la BCE va-t-il servir? Pour faire simple, cela revient à créer de l'argent sans faire physiquement fonctionner la planche à billet, puisqu'il ne s'agit que d'écritures comptables. Plus d'argent pour les pays afin d'investir plus, prêter plus aux banques qui elles-mêmes prêteront plus aux entreprises et aux particuliers et faire ainsi redémarrer la machine à croissance.

Si ce levier dit "non-conventionnel" n'a pas été utilisé auparavant, c'est qu'il fait prendre un risque d'inflation: c'est bien connu, plus il y a de monnaie en circulation, plus le risque d'inflation est grand. Mais comme, aujourd'hui, l'inflation est quasi-nulle, voire négative, la BCE peut se permettre cette entorse à sa philosophie sans pour autant risquer de dévier de sa mission initiale qui est, rappelons-le, de maintenir l'inflation en-dessous de 2%.

Autre conséquence recherchée: l'augmentation de la monnaie en circulation fait mécaniquement baisser le cours de l'euro, qui redevient alors compétitif pour les exportations, ce qui permet d'améliorer le commerce extérieur et donc le PIB. La baisse de ces dernières semaines de l'euro face au dollar traduisait les premières rumeurs concernant le programme de quantitative easing à venir.

Une technique déjà éprouvée ailleurs...

La BCE suit, avec quelques années de retard, la politique entreprise par la banque fédérale américaine (Fed). Après avoir baissé peu à peu ses taux directeurs pour relancer l'économie et être parvenu à un niveau proche de 0, la Fed a lancé des programmes de QE dès la fin de 2008 pour booster la croissance. Entre fin 2010 et mi 2011, 600 milliards de dollars ont été ainsi créés par la Fed.

La banque du Japon a utilisé cette arme dès mars 2001 sans grands résultats. Quant à la Banque d'Angleterre, elle a emboîté le pas de la Fed en mars 2009, rachetant en 6 mois 165 milliards de livres sterling d'actifs aux institutions financières, puis 200 milliards fin 2010.

Le problème, en Europe, est un peu différent. Car contrairement à l'Angleterre, aux Etats-Unis ou au Japon, qui rachètent des actifs de leur propre pays, la BCE aura le choix parmi tous les pays de la zone euro. La Grèce bénéficiera-t-elle également de ce programme, à quelques jours d'une nouvelle élection à haut risque? La BCE, qui entérinera le principe d'un QE dès jeudi patientera certainement pour le mettre en oeuvre. Histoire de faire miroiter une aide, via le QE, au nouveau gouvernement grec s'il accepte de ne pas remettre en cause son plan de désendettement et sa présence dans l'euro.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 15:45

L’auteur de la fusillade mortelle de Montrouge à l’origine de la prise d’otage de Vincennes s’appelle Amedy Coulibaly. Il avait été condamné à cinq ans de prison en 2013 pour son implication dans le projet d’évasion de prison de l’islamiste Aït Ali Belkacem, ancien membre du GIA algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l’attentat du RER Musée d’Orsay en 1995. Un dossier dans lequel Chérif Kouachi - l'un des deux tueurs de Charlie Hebdoactuellement retranchés à Dammartin (Seine-et-Marne) - avait bénéficié d’un non-lieu. Un lot de 240 cartouches de calibre 7.62 (la munition des kalachnikovs) avait été découvert lors de la perquisition de son domicile en 2010. L’enquête avait mis en lumière que Kouadi et Coulibaly fréquentaient alors Djamel Bhegal, alias Abou Amza, qui avait purgé une peine de 10 ans pour un projet d’attentat en 2001 contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris.

L'appel à témoins de la préfecture de police :

 

Né en 1982 à Juvisy (Essonne) et issue d’une fratrie de 10 enfants dont il est l’unique garçon, Amedy Coulibaly a sombré dans la délinquance à l’âge de 17 ans, enchaînant les condamnations pour vols, stups jusqu’au vol à main armée d’une banque en septembre 2002 à Orléans (Loiret) avant de se radicaliser. Sa compagne Hayat Boumeddiene est également recherchée.

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance "sur les événements" survenus vendredi près de la porte de Vincennes, a annoncé le parquet sans donner plus de détail sur les faits.

Des sources proches du dossier ont fait état d'une fusillade dans laquelle serait impliqué le tireur présumé de Montrouge, ainsi que d'une prise d'otages dans une supérette casher. L'enquête a été confiée à la section antiterroriste (SAT) de la PJ parisienne, à la sous-direction antiterroriste de la PJ et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 00:20

La rédaction de Charlie Hebdo a fait part lundi 25 novembre de son "effarement" en découvrant la "violence" à son égard des paroles d'une chanson de la BO du film La Marche, sur les écrans mercredi 27 novembre, qui dans un couplet "réclame un autodafé contre ces chiens" du journal satirique. La chanson incriminée a été composée et est interprétée par une dizaine de rappeurs renommés, dont Akhenaton, Disiz, Kool Shen et Nekfeu.

 

 

 

Le producteur du long-métrage, Hugo Sélignac, a de son côté indiqué que la chanson incriminée ne faisait pas partie de la BO du film. "J'ai apporté mon soutien à cette chanson qui n'a jamais été prévue pour la BO du film. J'ai prêté des éléments sonores du film qui ont été intégrés à la chanson et j'ai donné mon accord pour que la typographie de la pochette et de l'affiche du film soit la même. Je n'avais pas à valider les paroles", a expliqué Hugo Sélignac. "Je suis pour la liberté d'expression de tous, celles des rappeurs comme celle de Charlie Hebdo", a-t-il ajouté.

"UNE CHANSON EN TOTALE OPPOSITION AVEC SON ŒUVRE"

Dans le 7e couplet qu'il interprète, Nekfeu chante notamment : "D't'façon y a pas plus ringard que le raciste / Ces théoristes veulent faire taire l'islam / Quel est le vrai danger : le terrorisme ou le taylorisme ? / Les miens se lèvent tôt, j'ai vu mes potos taffer / Je réclame un autodafé pour ces chiens de 'Charlie Hebdo'". Le rappeur Nekfeu est membre du collectif parisien 1995 (Polydor), très apprécié de la critique et pas coutumier des polémiques.
 

 "Charlie Hebdo découvre avec effarement la violence des paroles de la bande originale du film La Marche à son encontre. Ainsi, la chanson 'Marche' (…) reprend les propos que tient habituellement l'extrême droite musulmane lorsqu'elle évoque notre journal", estime Charlie Hebdo dans un communiqué signé de "la rédaction".
 

"S'il leur manque un couplet, nous précisons aux auteurs de la chanson que le journal numérique Inspire, édité par Al-Qaida, a condamné à mort Charb en mars dernier", ajoute le communiqué de Charlie Hebdo"Nous avons l'habitude de ces appels à la haine, de nous faire traiter de 'chiens' d'infidèles. (…) Nous sommes juste très surpris que le réalisateur [Nabil Ben Yadir] d'un film clairement antiraciste, qui rend hommage à un événement majeur dans l'histoire de la lutte pour l'égalité des droits, ait choisi de l'illustrer par une chanson en totale opposition avec son œuvre", conclut Charlie Hebdo.
 

 PAS DE DÉPÔT DE PLAINTE

"Pas de plainte, ni de demande particulière. J'aimerais simplement que la production m'explique le rapport entre une marche antiraciste et fraternelle en 1983 et un chant religieux communautariste qui appelle à brûler un journal satirique antiraciste en 2013", a déclaré Charb, le directeur de Charlie Hebdo.

Avec Jamel Debbouze à l'affiche, le film La Marche, produit et distribué par EuropaCorp, s'inspire de l'histoire vraie d'une poignée d'enfants d'immigrés qui ont marché de Marseille à Paris en 1983 contre le racisme. Le 2 novembre 2011, le siège de Charlie Hebdo avait été détruit par un incendie criminel, le jour où il publiait en "une" une caricature de Mahomet.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 23:16

Notre pays a été dépassé en 2014 par le Royaume-Uni, dont le PIB est supérieur au nôtre.

En 2014, le PIB britannique aura dépassé de 98 milliards d'euros celui de la France (2232 milliards d'euros pour le premier et 2134 milliards pour le second).

Voilà une bien triste nouvelle pour François Hollande et l'orgueil national: «La France, c'est un grand pays ; elle est la cinquième puissance économique du monde», avait affirmé le président de la République le soir de la Saint-Sylvestre lors de ses vœux aux Français. Le propos se voulait roboratif, «un message de confiance et de volonté», avait-il lui-même annoncé. Hélas, trois fois hélas, au moment même où le chef de l'État rappelait ce fameux classement - une habitude bien ancrée de sa part -, il n'était déjà plus valable.

Certes, la France était effectivement «la cinquième puissance économique du monde» encore en 2013. Son PIB (produit intérieur brut), la richesse créée annuellement, la seule mesure de la puissance économique, arrivait au 5e rang, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et devant le Royaume-Uni. Or celui-ci nous devance désormais: en 2014, le PIB britannique aura dépassé de 98 milliards d'euros celui de la France (2232 milliards d'euros pour le premier et 2134 milliards pour le second). Ces chiffres figurent dans un document de la Commission européenne consultable sur son site.

À cette période de l'année, il s'agit bien sûr encore d'une estimation. Mais contrairement aux prévisions qui peuvent se révéler fausses, cette évaluation comptable, qui marque une différence de près de 4,5 % entre les deux pays, ne sera en aucun cas remise en cause lors de la publication définitive des bilans 2014 dans quelques semaines.

Trois explications: la croissance, l'inflation et la force du sterling

Il s'agit en réalité d'un secret de polichinelle, et tous les économistes qui suivent ces questions le savaient: «Sur les quatre derniers trimestres dont on connaît les résultats - du quatrième trimestre 2013 au troisième de 2014 -, les calculs font apparaître que le PIB français a été de 2134 milliards d'euros en France et de 2160 milliards d'euros outre-Manche», observe Jean-Luc Proutat, économiste à BNP Paribas.

François Hollande aurait dû s'en douter, ou faire confirmer son information par ses conseillers, avant d'entonner l'antienne «France cinquième puissance», une contre-vérité désormais. Car le revers de fortune français intervenu l'an dernier n'a rien de mystérieux. Il est le produit de trois éléments: une croissance économique beaucoup plus rapide pour l'économie britannique, un rythme d'inflation également plus soutenu outre-Manche et, last but not least, la réappréciation substantielle de la livre sterling.

Rappelons qu'en 2013 le PIB anglais était inférieur de 97 milliards d'euros au nôtre (respectivement 2017 et 2114 milliards d'euros). Or il a bénéficié d'une croissance en volume de 3 % en 2014, ce qui lui a permis de progresser d'une soixantaine de milliards d'euros. De même l'inflation britannique a été de l'ordre de 1,5 %, d'où à nouveau une augmentation de 30 à 40 milliards d'euros. À quoi s'est ajoutée la revalorisation de la livre sterling, de 5,4 % vis-à-vis de l'euro, ce qui a permis de gonfler le PIB des Anglais d'environ 126 milliards d'euros. De son côté, la France n'a bénéficié que d'une croissance de 0,4 % et d'une inflation du même ordre ; du coup, son PIB nominal ne s'est accru que de 20 milliards d'euros à peine, selon la Commission européenne.

Le Royaume-Uni historiquement devant la France

Ces chiffres sont connus de tous. On s'étonne que Laurence Boone, la conseillère économique de l'Élysée, observatrice avisée de l'économie britannique, n'ait pas attiré l'attention de son patron. De leur côté, nos amis anglais se sont abstenus pour le moment de faire sonner tambours et trompettes après leur victoire sur les «froggies» (les Français mangeurs de grenouilles). Il y a quelques semaines, David Cameron, le premier ministre, se battait bec et ongles avec Bruxelles pour ne pas payer le surcroît de la contribution britannique au budget européen, laquelle résulte mécaniquement des bonnes performances de son pays.

Le Royaume-Uni surclasse à nouveau économiquement la France, ce qui n'avait cessé d'être le cas depuis le XVIIIe siècle et jusqu'en 1973. Seule la politique industrielle très ambitieuse de la présidence de Georges Pompidou avait alors mis fin à cette suprématie, la France passant pour la première fois de l'Histoire en tête. Sur les dix dernières années, le match a été très serré, lié au taux de change de l'euro et du sterling. Mais pour le millésime 2014, il n'y a pas photo comme diraient les commentateurs sportifs. Honneur au vainqueur.

Published by Section de Boulogne Billancourt du Front National. - dans Les crises françaises.
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Julien DUFOUR,

Chargé de Mission du FN 92,

Secrétaire du FN-RBM de Boulogne-Billancourt,

 

 

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Invité d'Honneur: David Rachline,

-Sénateur du Var,

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David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus, invité d'Honneur de la Galette du FN 92, le 31 janvier 2016 à Boulogne-Billancourt.

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